Vietnam on nous a volé sur Nha Trang !

Cela n’arrive pas qu’aux autres.

Combien de fois avons-nous pu lire des mésaventures de voyage?

Mais qu’on se le dise, cela peut tout aussi bien nous arriver dans notre quotidien. Quelques minutes d’inattention suffisent à des personnes mal intentionnées pour vous voler. Mais à des milliers de kilomètres, cela peut faire très peur et on peut ne pas savoir quelles démarches effectuer.

Ruelles de Nha Trang

Avant même le départ, j’avais étudié tous les pays que l’on devait parcourir sur le site officiel diplomatie, afin de nous informer des lieux déconseillés ou bien interdits, les recommandations, etc … Lorsque nous sommes arrivés au Vietnam nous en étions à notre 5éme mois sur les routes. Rien d’alarmant n’était mentionné concernant ce pays. Rien sauf beaucoup de vols à l’arraché constatés sur Hô Chi Minh et … Nha Trang !

Ce dernier point m’était complètement sorti de la tête !

Nous sommes de nature très méfiante, on ne fait pas confiance facilement. Durant tout le road trip nous avons fait extrêmement attention, et nous avons constaté que nous étions toujours entourés de personnes bienveillantes. Nous avons vu des personnes laisser leur ordinateur, des sacs dans des restaurants le temps d’aller aux toilettes sans que personne n’y touche. Nous avons oublié des affaires en bord de plage en Thaïlande et nous les avons retrouvées au même endroit le lendemain. Donc on a fini par baisser un peu la garde.

Que s’est-il passé ?

Nous sommes arrivés sur Nha Trang au bout de 7 jours au Vietnam et avons commencé la journée à la plage. Nous devions retirer de l’argent mais clairement nous avons eu la flemme. On s’est dit qu’on irait juste après. Une bonne décision, car la liquidité n’est jamais remboursée par les assurances. En arrivant sur la plage, notre attention a été attirée par un homme. Mais constatant qu’il discutait avec une autre personne habillée en sauveteur (avec tout l’attirail du parfait sauveteur) et malgré notre mauvaise intuition, nous nous sommes installés. Vince est parti de son côté, faire des photos en emportant son sac. Heureusement, car dedans se trouvait tout notre matériel électronique (appareil photo, go pro etc … ).

Nha Trang

Les loulous sont partis à l’eau avec papy et mamie. J’ai installé les affaires, caché mon sac afin qu’il ne soit pas visible. Trouvant la mer agitée et les enfants souhaitant sauter par-dessus les vagues, je suis partie aider papy et mamie. Par « chance », Logan a été fortement aspergé sur le visage par une vague et a pris peur. Comme il repartait vers les serviettes, mamie Claire s’est retournée pour le surveiller et a surpris le pickpocket en action.

Nous nous sommes précipités hors de l’eau pour le rattraper, mais un scooter déjà en marche l’attendait. Nous avons couru mais en vain ! Impuissants, nous l’avons vu s’éloigner sur son scooter rouge avec mon sac.

S’en est suivi, je ne vous le cache pas, beaucoup de cris de colère et de larmes, d’autant que le vol s’est fait sous les yeux d’un couple de touristes, qui n’a strictement rien dit. Ils n’ont même pas essayé de nous avertir. Sachant que mon sac était dissimulé, il a dû fouiller pour réussir à l’attraper.

Logan a été choqué par l’incident. Il a très bien compris ce qui se passait, et je crois qu’il ne m’a jamais vu dans un état pareil. Je m’en suis voulu longtemps de lui avoir fait subir cela. Pendant une longue période il a craint que le méchant monsieur, comme il l’appelait, revienne pour nous voler ou nous faire du mal.

Que nous a-t-il volé ?

En fait, nous avons été beaucoup plus marqués par le côté affectif que financier.

  • Mon sac était un sac que j’avais eu la chance de tisser lors de notre arrivé en Thaïlande, chez Homestay et auquel je tenais beaucoup.
  • Les lunettes de soleil & de vue de Logan.
  • Le carnet de voyage de Logan, dans lequel il dessinait depuis le début du voyage.
  • 2 cartes bancaires (toujours partir avec plusieurs cartes bancaires et ne jamais les avoir toutes sur soi).
  • Notre liquidité restante, l’équivalent de 100€.
  • Une pochette offerte, du Benin, qui avait une valeur sentimentale.
  • Et le plus difficile, mon téléphone. Ce n’est pas tant sa valeur marchande qui était difficile à accepter mais ce qu’il contenait. On avait un souci pour transférer les photos de mon téléphone pendant le voyage et j’ai donc perdu toutes nos photos et vidéos de 4 mois entiers de voyage. Bien qu’il y ait un code sur le téléphone, le fait de savoir qu’un inconnu avait des photos et des vidéos des loulous me terrifiait et m’a mise dans une colère inimaginable.

Dans notre malheur, nous avons eu la chance de retrouver dans le sable, un peu plus loin, mon étui à lunettes de soleil Ray Ban. Je les ai toujours sur la tête, donc un étui vide ne l’intéressait pas. Il avait abandonné également ma petite pochette administrative (passeport, carte identité, permis de conduire, permis internationaux etc …). Cela a été un énorme soulagement de récupérer les passeports. Nous ne nous sommes jamais plus promenés avec les originaux sur nous !

Quelles sont les démarches à effectuer?

Dans un premier temps, nous sommes retournés à notre GuestHouse afin de faire immédiatement opposition aux cartes bancaires. Heureusement, ils n’ont pas eu le temps de retirer de l’argent.

Arrivés à notre logement, quelque chose nous a pas mal déstabilisés. Nous avons expliqué à notre hôte ce qui venait de nous arriver afin d’avoir de l’aide avec la police. Contre toute attente, nous n’avons reçu aucune sympathie de sa part, aucun regret au sujet de notre mésaventure, comme si cela était « normal ». Elle n’a fait preuve d’aucune empathie.

Vince a fait bloquer ma ligne téléphonique et j’ai changé tous mes mots de passe afin qu’ils ne puissent pas accéder aux applications si mon téléphone venait à être débloqué. Comme la plupart des gens nous avons dans notre téléphone pleins d’applications (banque, Facebook, Instagram, boite mail …).

Après quelques recherches, nous découvrons qu’il faudra s’armer de patience si l’on veut obtenir un justificatif de dépôt de plainte pour l’assurance … et ce fût bien le cas.

Ruelles de Nah Trang, locale a vélo

Nous trouvons un premier commissariat sur Maps et y partons à pied. Nous nous retrouvons devant une grande bâtisse et peinons à obtenir le moindre renseignement. Le policier à qui nous avons affaire, fuit notre regard et répond vraiment à peine à nos questions. Finalement, il nous indique un autre commissariat pour notre plainte. Nous décidons une fois de plus de nous y rendre à pied.

Pour le coup, cette fois nous arrivons devant un bâtiment ouvert avec beaucoup de policiers. Le capitaine présent sur place, nous informe que ce n’est pas le bon commissariat de secteur, étant donné que cela s’est passé sur la plage.

Devant notre désarroi, il nous fournit tous les documents que l’on devra présenter et remplir pour déposer plainte et nous indique le bon commissariat.

Devant la fatigue nerveuse qui commençait à se faire sentir, nous prenons un taxi afin de rejoindre le site conseillé.

Nous arrivons enfin au bon endroit. Un seul policier est présent, allongé dans un canapé, en train de jouer sur son téléphone. Il ne se rend même pas compte de notre présence … Après l’avoir interpellé et interrompu pendant sa récréation, nous découvrons qu’il ne parle pas un seul mot d’anglais ! La galère continue …

Il nous installe dans une pièce exigüe, sombre, avec des barreaux aux fenêtres et ferme la porte. Clairement, nous avons le sentiment d’être coupables dans cette histoire.

Il finit par revenir en nous indiquant qu’il avait fait appel à un traducteur. Quelle ne fût pas notre surprise lorsqu’on découvrit que l’interprète n’était autre que la propriétaire de notre GuestHouse.

Après qu’ils aient échangé en Vietnamien, elle nous a demandé si un de nous avait été blessé, puis de noter tout ce qui avait été volé, ainsi que la valeur des objets.

Quand le policier a vu le montant, il nous a demandé si c’était vraiment la valeur réelle, puis a changé complètement de comportement. Il est devenu antipathique et a refusé de nous donner notre dépôt de plainte. Devant notre insistance, il a prétexté que son capitaine devait le signer et qu’il ne serait là que le soir.

A notre grand étonnement, à aucun moment, on ne nous a questionnés sur les circonstances du vol, ni interrogés sur la description physique des voleurs …

Le lendemain nous quittions Nha Trang et notre logeuse le savait. Nous devions prendre un train de nuit. Notre hôtesse nous a dit de rentrer, qu’elle resterait jusqu’à l’arrivée du capitaine afin de nous donner le papier le soir même.

Soulagés, nous avons passé la soirée dehors pour nous changer les idées. A notre retour, la propriétaire de notre logement nous informa qu’elle n’avait pas le dépôt de plainte, le capitaine ayant refusé de le signer, car selon lui, beaucoup de touristes faisaient de fausses déclarations afin d’obtenir un paiement des assurances et qu’il devait vérifier nos dires …

Les nerfs ont fini par lâcher. Cette situation était absolument écœurante. Justifier le refus par une vérification des faits, alors qu’ils ne nous avaient demandé aucun détail sur le vol, était absolument invraisemblable. Elle nous a certifié qu’elle s’en occuperait et qu’elle nous l’enverrait par mail. Ne pouvant pas changer nos billets de train, nous avons accepté.

Durant une semaine, j’ai envoyé des mails à la GuestHouse et je n’ai reçu aucune réponse. J’ai fini par contacter l‘Ambassade française. Leurs services furent très réactifs. Ils m’ont rappelée très rapidement et n’étaient pas vraiment étonnés de la situation. On m’a proposé de venir à l’ambassade à Hanoï, faire un dépôt de plainte et ainsi avoir un papier pour l’assurance. Tout semblait enfin s’arranger, jusqu’à que l’ambassade me précise que pour que le papier soit valable, il leur fallait apposer un tampon qui nous couterait 25$ ! Cela nous semblait surréaliste: se faire voler et devoir payer pour obtenir un remboursement. Toutefois, j’étais prête à le faire si c’était la seule solution, la valeur des affaires volées étant supérieure à 25$.

Suite à ma démarche auprès de l’ambassade, je décidais d’envoyer un dernier mail à notre GuestHouse, sans mâcher mes mots. Soulagée d’avoir enfin une solution, j’ai dit à notre logeuse ce que j’avais sur le cœur, qu’elle n’avait fait preuve d’aucune empathie, qu’aucune information concernant le vol n’avait été demandée, que les voleurs étaient présents au même endroit le lendemain matin, ce qui prouvait bien qu’ils ne risquaient rien … que l’ambassade prenait la suite et qu’on ne manquerait pas de signaler aux autres voyageurs ce qu’il venait de se passer. Dans cette affaire, nous étions les victimes et nous avons été traités comme des coupables.

Moins d’une heure après, je recevais le dépôt de plainte par mail …

Pour conclure

Cette aventure a gâché une partie de notre voyage, mais nous préférons garder en tête tous les autres souvenirs et tous les bons moments vécus durant ce road trip.

Nous sommes restés méfiants tout le reste de notre périple, mais Kuala Lumpur a su nous démontrer et nous rappeler pourquoi on était aussi bien en Asie. Nous nous sommes accordés une virée shopping dans une grande galerie marchande et avons oublié notre GoPro, posée bien en évidence sur une étagère. On s’en est rendu compte alors que nous avions quitté l’endroit. Nous sommes revenus à toute vitesse. La Go Pro nous attendait exactement au même endroit, alors que sincèrement, si on fait la même chose à Bordeaux, je ne suis pas sure qu’elle y reste très longtemps !

On continuera d’être méfiants bien sûr, c’est dans notre nature, mais on aime à penser qu’il existe des pays plus sécuritaires que d’autres, où l’on peut justement baisser notre garde et faire confiance.

Application pour bloquer le téléphone et supprimer les données d’un téléphone : Localiser mon téléphone

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